Amuz découvre le monde



AMUZ DECOUVRE LE MONDE DES HOMMES


Notre amie la panthère Amuz est maintenant habituée aux hommes. Comme elle est très curieuse, elle souhaite connaître leur mode de vie, savoir ce qui les rend heureux, ce qui les rend tristes, ce qui les fait pleurer, ce qui les fait rire, et surtout Amuz veut découvrir le monde merveilleux des enfants.

Pour mieux nous connaître, notre panthère préférée a décidé de se rapprocher lentement de la civilisation. Elle est arrivée chez nous au travers des bois et des forêts. Elle a déjà rencontré de nombreux animaux avec qui elle a joué : des cerfs, des biches, des renards, des chiens, des chats, des chevaux, des oiseaux, des poissons. Ils lui ont tous dit une seule chose : méfie toi du monde des hommes, celui des enfants est bien plus agréable.

Cette fois c’est décidé, Amuz décide de sortir de sa cachette et de rapprocher des enfants. Du milieu de la forêt, Amuz écoute les rires et les cris des enfants. Elle décide de se rapprocher, et là, tapie derrière les bosquets, elle voit plein d’enfants rire et s’amuser. Oh là là ....comme cet endroit à l’air agréable. Elle regarde de plus près, il y a écrit «Ecole» sur la porte et elle ne sait pas ce que cela veut dire. Mais elle sait une chose, elle veut, elle aussi, aller s’amuser. Au moment où elle s’apprête à bondir, une cloche se met à retentir fortement ce qui lui fait très peur. Elle se blottit davantage derrière le bosquet, mais comme elle est très curieuse, elle regarde ce qui se passe. Tous les enfants se rapprochent et se mettent en rang sans un bruit devant un homme -Décidément, ils ne sont pas drôles ces adultes...- puis il rentrent dans cette grande maison qui s’appelle «Ecole».
Amuz décide d’attendre. Au bout d’un moment, la cloche retentit à nouveau et soudain tous les enfants sortent en courant et en criant de cette maison. La joie est revenue et Amuz veut aussi jouer avec tout le monde.
Elle décide de suivre un petit garçon avec sa maman pour faire connaissance. Ils rentrent gaiement de «l’Ecole». La maman parle au petit garçon, et Amuz en regardant bien constate qu’il connaît ce petit garçon. Mais oui, il l’a déjà vu chez AMUZ ET VOUS. C’est un copain, pas de doute, on va bien s’amuser.

Amuz saute alors au milieu de la route, et fait des galipettes sur elle même pour faire rire tout le monde. Mais patatra, la maman et le petit garçon tout d’abord surpris font un pas en arrière, quand tout d’un coup il reconnaît notre Panthère.
Maman ne t’inquiètes pas c’est Amuz je la reconnais... Je l’ai vu la semaine dernière, elle est très gentille.
«Tu as raison mon chéri, mais il s’agit d’un déguisement, il y a quelqu’un dedans...»
«Maman est ce que tu as l’impression que c’est quelqu’un de déguisé là devant nous ?»
«Euh non tu as raison» répondit la maman à la fois surprise et émerveillée.
Amuz sent que ce petit garçon va devenir son ami. D’ailleurs, ce dernier vient lui faire un énorme câlin (il faut savoir que Amuz adore les gros câlins).
«Bonjour Amuz, je m’appelle Valentin. Je sais que tu ne parles pas, mais je sais qui tu es. Tu vas bien ?»
Pour répondre Amuz se met à faire des cabrioles, et à chatouiller son nouvel ami. Il lui  tourne autour en riant et en sautant. C’est alors un moment magique. Là au milieu de la ville, Amuz et l’enfant vivent un instant suspendu par le temps où tout est rire, chant, jeux et émerveillements.
La maman de Valentin n’a pas envie de les arrêter, elle les accompagne donc dans leur ronde, et finalement elle se sent très bien et retrouve les joies de l’enfance, l’insouciance du moment et surtout la simplicité de l’amusement.


Au bout d’un moment, il fallut s’arrêter car il commençait à se faire tard et il était temps de rentrer à la maison.
«Valentin», dit maman, «il va falloir rentrer à la maison.»
«Oh non, maman je t’en prie. On l’emmène avec nous s’il te plaît ?»
«Non, ce n’est pas possible. C’est une panthère, sa place est dans la nature pas avec nous.»
Amuz avait tout compris. Elle fit un signe de la main à Valentin pour lui dire au revoir, mais en gardant le sourire. Valentin compris qu’il allait très bientôt revoir Amuz.
Il lui dit : «A bientôt Amuz» et il rentra chez lui avec sa maman.
Ce qu’il ne savait pas, c’est que Amuz est très curieux. Elle les suivit jusqu’à leur maison.
Elle resta cachée toute la soirée, à regarder par la fenêtre la vie des hommes. Quel monde étrange...
Tout d’abord Amuz adorait le moment du retour du papa de Valentin à la maison. Il rentrait plus tard que tout le monde, quand il faisait noir dehors. Mais ce qui était merveilleux c’est que c’était encore l’occasion de faire la fête : papa embrassait d’abord maman, puis Valentin, puis ses frères, et tout le monde riait en se parlant (Amuz n’entendait pas très bien à cause de la fenêtre). Il régnait dans cette maison une atmosphère particulière qui rappelait à Amuz sa tanière en Afrique, là où, quoiqu’il advienne, il ne peut rien nous arriver. Un endroit dans lequel, quand on s’installait pour dormir et se reposer au chaud, nous étions toujours à l’abri et hors de danger. Amuz se souvint ce que son père lui disait souvent au moment de se coucher : «profite bien Amuz, , tu es ici au chaud, et dans cet endroit tu es en sécurité, il ne pourra jamais rien t’arriver». Amuz ressentait la même chose avec cette famille et cette maison. Etait-ce comme cela partout dans le monde ?
Puis toute la famille passa à table, c’était l’heure de manger. Ce qui est drôle c’est que les hommes mangent assis à une table. C’est bien compliqué, c’est plus facile de manger par terre et sans couteaux, ni fourchettes. En tout cas, cela avait l’air bon.
Puis tranquillement, les parents accompagnèrent les enfants dans leurs chambres pour se coucher.
Amuz suivit tous ces moments par les fenêtres. Papa et maman qui passaient de chambre en chambre pour dire bonne nuit. Avec Valentin et son petit frère, papa resta un moment pour leur raconter une histoire. Les 2 enfants étaient très calmes, ils écoutaient leur père et de temps en temps riaient aux éclats. Puis ce fut l’heure d’éteindre la lumière. Papa et maman passèrent ensuite dans la chambre du grand frère pour lui dire bonne nuit et éteindre la lumière.
Puis tout devint calme, et toute la famille s’endormit.
Ainsi c’était cela le monde des hommes ? Pourquoi les animaux l’avaient - ils mis en garde ? Ils n’avaient pas l’air méchants, au contraire, il y avait de la vie et de la joie et Amuz avait très envie de jouer avec eux...

A ce moment, sorti des branches et des feuilles un renard. Le renard le regarda et lui dit : «Alors comment trouves-tu le monde des hommes ?»
Amuz lui répondit : «finalement, ils ont l’air très gentils et ils aiment s’amuser»
«Tu as raison» lui dit le renard,  «pour bien connaître les hommes, il faut beaucoup voyager.
«Tu as déjà voyagé dans d’autres pays» demanda le renard ?
«Je viens d’Afrique» lui répondit Amuz
«Hum intéressant» songea le renard, «je ne connais pas». «Tu vois le petit garçon, Valentin. Eh bien, il part demain pour l’Angleterre, il va rejoindre des amis là bas. Si tu veux découvrir le monde suis le» conclu le renard en se retournant et en rentrant, bondissant, dans la forêt.
«Ah ?  mais comment faire ? lui demanda Amuz » Trop tard le Renard était parti...
Amuz réfléchit toute la nuit au moyen de suivre Valentin.
Au petit matin, la voiture démarra très tôt. Toute la famille était réveillée malgré la nuit ambiante. Ils étaient tous dans la voiture. Amuz ne réfléchit pas, il fit un bond et s’accrocha à la voiture.
Toute la famille prit la direction de l’aéroport, là où ils devaient prendre l’avion pour l’Angleterre. Amuz réussit à se faufiler jusque dans l’avion parmi les bagages, et là installé bien confortablement il fit le voyage en direction de l’Angleterre.

Quand Amuz arriva à Londres,quelques heures plus tard, il fut, une fois de plus, émerveillé par ce qu’il voyait. Mais ceci est une autre histoire...